Le Ska est né au début des années 60 en Jamaïque. Entre 1955 et 1960 la musique sur l’île est influencée par le Jazz et le Rythme and Blues, mais au début des années 60, les musiciens de l’île éprouvent le besoin de se démarquer et de se trouver leur propre style musical, cela est surement dû au fait, qu’au début des années 60, la Jamaïque est en passe d’obtenir son indépendance, d’où l’envie d’avoir sa propre identité musical.
Le Ska est un style musical facilement reconnaissable par le rythme de la guitare a contre temps, les claviers, les cuivres et la batterie, le tout produisant une rythmique syncopé et si particulière qui en fait un son complétement particulier.
On peut dire que le Ska a été démocratisé et popularisé par Clement Dodd et Duke Reid (plus connu sous le surnom de Trojan, nom donné à ses camions qu’il utilisait pour ses Sound Système et ou était inscrit dessus "Duke Reid - The Trojan King of Sounds")
Clement Dodd fondera la maison de disques Studio One et Duke Reid lui sera le fondateur de Treasure Isle et de la fameuse maison de disque Trojan Records.
Le Ska sera aussi exporté jusqu’en Angleterre avec les immigrants Jamaïcain partis chercher du travail et une vie meilleur en Angleterre. Le Ska va continuer de d’influencer nombre d’artistes, jusqu’en 1968 ou il évoluera vers le rocksteady puis par la suite le reggae, le dub.
La deuxième vie du Ska verra le jour en Angleterre a la fin des années 70, prenant ainsi le relais du mouvement Punk . C’est à cette époque que l’on verra apparaitre des groupes tels que, Madness et The Special. C’est aussi à cette période que le logo a damier noir et blanc devient officiellement le symbole et les couleurs du mouvement Ska, symbole de l’unité entre les communautés noir et blanche et de lutte contre la haine racial qui sévit depuis des années en Angleterre…
En 1985 c’est la fin du célèbre label Two-Tone, mais le Ska va
continuer a exister a travers le monde
D’autres labels apparaîtront aux Etats-Unis, en Angleterre et en Allemagne. Les concerts et les festivals vont se multiplier ce qui verra naître l’époque du Ska revival et qui dure toujours depuis, avec une scène Ska très prolifique en Allemagne.
Quelques groupes qui ont marqué l'histoire du Ska des années 60
- Toots and the Maytals, The Skatalites, Laurel Aitken...
Les années 1979 / 1985
- The Special, Madness, The Selecter
Les années 1985 a maintenant
- Rude Boy System (fr), La Ruda salska (fr), Les Caméléons (fr), 8°6 Crew (fr), Los Tres Puntos (fr), Rancid (us), The Toasters (us), Ska-p (esp), Tokio Ska Paradise Orchestra (japan)... etc
Petit explicatif sur le mouvement Skinhead qui est encore assimilé a tort a des Partis d'extrème droite....
Les Skinheads n'ont jamais été et ne seront jamais des fanatiques d'extrème droite, qu'on se le dise !!!!!
Historique
s'est en Grande-Bretagne, à la fin des années 60, que le mouvement skinhead voit le jour. Il est le résultat de la rencontre entre les hard mods anglais et les rude boys jamaïcains. Les hard mods constituaient la frange prolétaire des mods qui, à cette époque se dirigeaient vers la mouvance hippie. Ces mods purs et durs refusaient d'intégrer un mouvement instigué et supporté principalement par les enfants des classes bourgeoises. En effet, comment parler de paix, de spiritualité, de délires mystiques et psychédéliques, alors que partout ne règnent qu'injustice économique et violence sociale. Ces mods ne pouvaient se reconnaître dans les facéties bourgeoises d'une jeunesse dorée en mal de sensations fortes. C'est donc tout naturellement dans leurs quartiers, dans leurs rues, qu'ils ont rencontré les immigrants jamaïcains et antillais, et plus particulièrement les rude boys. De cette rencontre multiraciale et multiculturelle, et de ce refus de compromis avec la bourgeoisie marquant l'affirmation de l'appartenance à la working class, nait le mouvement skinhead. Par essence, anti-raciste et prolétaire. A ces débuts, le mouvement n'est pas politisé. Si ce n'est, comme pour toute autre partie du prolétariat, certains ayant pris conscience de l'intérêt de classes et de la nécessité de la lutte et de l'engagement. C'est aussi de cette époque que date le look skin : Un mélange de fringues destinées à singer les bourgeois et de tenues de travail. C'est ainsi qu'apparaissent pour la première fois le port des chaussures de sécurité (tels les Doc Martens), en référence aux origines prolos.
Les Trojan
Parmi les branches de la mouvance skin qui n'ont pas forcément de coloration politique générale, on rencontre en particulier les Trojan skinheads ou skinheads traditionnels, perpétuant de "l'esprit de 1969" (en référence à l'ouvrage de Georges Marshall), fans de reggae, de soul, de rocksteady et de ska, ils circulent souvent en scooter et sont parfois assimilables à la scène 'mod', ils ne mêlent pas forcément musique et politique, même s'ils constituent le gros des "bataillions du S.H.A.R.P. Le terme Trojan skin (ou Sussed skin) est à l'origine une précision utilisé dans la scène britannique pour se dissocier des groupes néonazis. Cette catégorie de skinheads met un point d'honneur à suivre de manière très précise(voire strict) le dress code et les valeurs des skins originaux.
Ils affichent un antiracisme sincère à travers leur amour pour les musiques d'origine Jamaïcaines ou afro-américaines et revendiquent leur appartenance à la classe ouvrière. Ils sont, au sens historique, les fidèles continuateurs de la première vague skinhead. Ces skins vont accompagner la renaissance du courant traditionaliste au niveau international. Collectionneurs passionnés d'une musique dont les 45 tours ne coutent plus rien au début des années 1980 en Angleterre, le pèlerinage à Londres et le shopping qui en découle favorise l'extension du phénomène au niveau international. Ils seront les "gardiens du temple" en rédigeant un nombre incroyable de publications, en organisant des soirées où en s'impliquant dans le support à la scène dite du second revival (scène ska qui fait suite au mouvement 2 Tone, avec des groupes tels que les 100 Men, Maroon Town, No Sports, Frelons, Braces et de nombreux autres).Cette scène permettra la survie dans la mémoire collective et la redécouverte de vieilles stars tels Laurel Aitken ou Derrick Morgan.
Il faudra attendre le milieu des années 1990 pour voir un prolongement de cette scène se transformer en nouvelle vague de fond notamment grâce à des groupes tels les Toasters, les labels allemands Porkpie, Grover, Américain tel Moon Ska ou Stubborn ou Espagnols Liquidator et à la reprise en main instigué par le Sharp au niveau international. Cette effervescence finit par dépasser le strict milieu skin/ska et des groupes, dont les membres sont parfois issus de cette tribu, Slackers, Hepcat, Aggrolites ont un succès qui semble concerner le grand public.
En France, les groupes Ska fortement marqués à la fois par le son original et le mode de vie skinhead sont les Rudeboy System, les 8.6 crew et les Branlarians.
Aujourd'hui la scène des skins d'obédience Trojan est essentiellement présente dans les sound-systems avec des villes où ces évènements drainent un public international (Barcelone, San Francisco, Hambourg pour ne citer que les capitale les plus importantes du genre).




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