RENCONTRE AVEC LEO
CHANTEUR DU GROUPE "CHE SUDAKA"
UN ENTRETIEN RÉALISE POUR LE BLOG
EN DIRECT DE BARCELONE...
Interview de CHE SUDAKA Salut Leo! Salut!!! Bien, toi et ton frère “Kachafaz”, vous êtes nés en Argentine. Peux-tu nous raconter votre enfance là-bas et comment vous avez débuté dans la musique ? Nous avons eu une enfance très heureuse…nos parents travaillaient toute la journée donc on vivait dans la rue avec les amis…en jouant au foot, du matin au soir…A la maison, l’unique contact avec la musique était la radio puisque nos parents n’en écoutaient pas…le contact avec la musique s’est fait plus tard, à l’adolescence…C’est d’ailleurs toute cette musique que nous écoutions de manière inconsciente qui nous reste aujourd’hui à l’esprit et dans les oreilles Pourquoi avez-vous décidé de quitter l'Argentine pour venir en Espagne ? En ce qui me concerne…en 2001, mon groupe appelé “CORRECAMINOS” dans lequel je jouais à Mar Del Plata venait de fêter ses 8 ans…mais je travaillais à côté pour vivre…A la différence de beaucoup d’immigrants, nous ne sommes pas venus en Europe pour des motifs économiques puisqu’en Amérique Latine, chacun vit sa vie tant bien que mal…mais parce que le lieu où nous étions n’était pas l’idéal pour développer les choses auxquelles nous rêvions…en l’occurrence, la musique, bien évidemment…porter ta vie dans un sac à dos sans connaître ton destin t’aide à te libérer de beaucoup de préjugés que tu avais précédemment…tu ne sais pas où tu vas dormir… et si tu n’as pas de papiers…quel problème peux-tu avoir avec les gens si tu es déjà un problème???...en plus…tu sais qu’en chantant une chanson, tu te sens déjà mieux et que tu permets aussi à ton entourage de se sentir mieux…nous avons donc choisi l’Espagne pour la langue essentiellement…et BARCELONE par hasard… Peux-tu nous raconter la rencontre avec les autres membres du groupe ? KACHAFAZ est arrivé en août 2002 parce que je lui manquais beaucoup compte-tenu du fait que nous n’avions jamais été séparés auparavant. Du coup, je lui ai proposé de venir…et 2 semaines plus tard, il était à Barcelone…Ce fut le premier pas vers la formation actuelle…SERGIO, on l’a connu à LA FUNDICIÓN...le local où nous avons enregistré les maquettes d’ALERTA BIHOTZA, fin 2003…c’était lui, l’ingénieur du son…et c’est comme ça qu’il est devenu notre claviériste…GAMBEAT… qui était le producteur lui a proposé de faire partie de CHE*SUDAKA…et lui a consenti à faire partie de la bande lorsqu’il nous a vu répéter sérieusement aussi longtemps…il a donc quitté son groupe colombien SINACA…qu’il formait avec JOTA…qui lui-même a rejoint CHE*SUDAKA 2 mois plus tard…pour devenir le guitariste…CORDOBA est arrivé en 2006…après l’essai de quelques bassistes…et, après un dur commencement qui reste aujourd’hui encore un symbole pour la bande…tous les 5, nous formons l’esprit du groupe…mais au fil du temps, plusieurs musiciens ont fait partie de la bande…Chacun a eu son importance en son temps…LUCKY (avec lequel je suis arrivé en 2001 et avec qui j’ai joué dans la rue)… KICHY...LISANDRO... MARCELO...CHIMBASS...ÁNTRAX...Merci à eux de nous permettre de fêter nos 10 ans aujourd’hui !!! Que veut dire le nom du groupe : CHE SUDAKA ? Le mot “CHE” vient de la langue MAPUCHE parlée par les indigènes d’Amérique du sud (MAPU = TERRE / CHE = LES GENS)...le mot SUDAKA est la manière qu’utilisent les espagnols fascistes pour nous nommer en tant que SUD-AMERICAINS…c’est un mot agressif et discriminatoire auquel nous changeons le sens…parce que.…nous sommes fiers d’être SUD-AMERICAINS…fiers d’être SUDAKAS…nous utilisons l’IRONIE pour renverser la situation' Comment s'est passé votre arrivée à Barcelone, et comment avez-vous fait au début pour vivre de votre passion, la musique ?En arrivant à Barcelone, le 25 mars 2001, nous avons commencé par jouer dans la rue pour vivre…mais sans papiers, c’était très difficile…le premier jour…en faisant 4 chansons sur les Ramblas, nous avions déjà de quoi manger…et au bout de 3 jours, de quoi payer le loyer !!!...c’est comme ça que la musique est devenu notre seul travail…et que nous y avons cru…on jouait toute la journée…comme quand on était enfant et qu’on jouait au foot dans la rue avec les copains…de plus…être appelé d’ “illégal” te fait prendre conscience que le montage social est un mensonge…du coup, à partir du moment où tu t‘en rends compte, tu agis différemment…tu écris différemment…tu respires différemment…tu souries différemment…tu deviens plus compréhensif…mais aussi plus ironique…l’utopie de croire que nous avons tous les mêmes droits et devoirs en tant qu’êtres humains, ça devient vrai…la musique est le parfait détonant pour exprimer toutes ces manières de se sentir sans exploser de rage…en chantant, tu canalises les choses de manière plus positive… Vous avez fait de belles rencontres : Manu Chao, Gambeat… Parle-nous de ces deux rencontres et de leurs influences dans votre travail ? Au bout de 2 semaines passées à Barcelone, nous avons connu MANU…dans la rue, évidemment…et après 15 minutes de discussion…nous sommes allés chez KICHY…(notre percussionniste de l’époque) où nous avons enregistré une version de son titre “GIRAMUNDO”...A partir de là, nous n’avons jamais perdu le contact…le jour suivant, on est allé jouer au foot et c’est comme ça, qu’a commencé notre relation…la musique et le foot…nos passions !!!...ensuite, nous avons commencé à aller à ses concerts…et, c’est là, qu’a surgi LA COLIFATA…une compilation regroupant des bandes du quartier où apparaît notre chanson “SIN PAPELES”...personnellement, je n’oublierais jamais cette époque…ce fut le commencement de l’esprit du groupe CHE*SUDAKA…et MANU a son importance dans tout cela parce qu’il nous a apporté tout son soutien et ses bonnes ondes !!!...En plus, il a réalisé le “PANACHAGE MUSICAL” de notre premier album…“TRIPPIE TOWN”...et il l’a ensuite diffusé auprès de beaucoup de personnes…au jour d’aujourd’hui, notre relation est la même…d’ailleurs, il y a 3 semaines, il nous a invité à chanter sur le concert de “LA VENTURA” à Barcelone…Grand MANU !!!...sans son soutien, nous n’aurions pas eu l’occasion de comprendre tant de choses…et de connaître autant de monde…comme GAMBEAT…notre ZENZEI !!! GAMBEAT, nous l’avons connu sur les concerts de RADIO BEMBA…il nous a proposé de produire notre deuxième album “ALERTA BIHOTZA!!!”...et après plusieurs rencontres, nous avons commencé à travailler ensemble…ce fut une révélation de travailler avec lui…nous sommes passés de 2 heures de répétition par semaine à 8 heures de travail par jour au local !!!...Ce fut impressionnant !!!...même si au début, ça a été très difficile parce que quelques membres avaient du mal à intégrer la philosophie…c’est à ce moment-là, que les changements de membres sont survenus …et qu’a eu lieu l’enregistrement d’ALERTA BIHOTZA !!!...Ce fut une époque difficile parce qu’on travaillait énormément au local et ils ne nous restaient pas d’énergie pour aller jouer dans la rue. Du coup, nous n’avions pas d’argent puisque nous avions peu de concert…GAMBEAT a donc apporté sa contrebasse et nous sommes allés jouer tous ensemble dans la rue !!!...je me souviens qu’en deux jours, nous avions amassé à peu près 2500 euros !!!...Hallucinant !!!...du coup, nous avons pu continuer le travail…finir le disque…et faire un break…tout en continuant à bosser le live en parallèle…et puis, nous avons repris le travail ensemble sur le disque “TUDO É POSSIBLE”...la rencontre fut plus agréable parce que nous étions déjà plus mûrs…malgré tout, il y a eu aussi des changements de membres et beaucoup d’apprentissage…mais nous fûmes très contents du résultat…Grand GAMBEAT !!!…nous avons le sentiment qu’il fait partie de CHE*SUDAKA parce qu’il a cru au projet bien plus que nous. Merci à lui de nous avoir permis de voir que notre job en tant que musicien est très important…nous avons un grand devoir envers la vie qu’il faut assumer comme des guerriers…et cela, nous le lui devons…MERCI GAMBEAT !!! Au départ, cela fut facile de se faire connaître à Barcelone ? En fait, nous ne sommes pas connus à Barcelone…peut-être dans notre quartier…mais on nous connait davantage ailleurs qu’ici…au début, beaucoup de gens nous connaissaient parce qu’on joué tous les jours dans les trains de banlieue, dans le métro…c’était impossible de ne pas nous voir si tu passais dans le Raval ou le Gothique…d’ailleurs, à cette époque, on ne pensait pas être connu…on cherchait à vivre de la musique…ce qui est toujours notre cas… Les bars et la rue ont été un bon moyen pour toucher les gens avec votre musique. Peux-tu nous parler de cette expérience? Cela a t-il été un élément clé pour trouver votre place à Barcelone ? Ce qui a de bon quand tu es musicien de rue, c’est que tu peux jouer partout en acoustique…sans son…sans microphones…sans rien…et cela fait de toi, un tout-terrain…tout comme pour…l’ambiance du “ROCK MÉTISSÉ”...on nous voyait comme de pauvres hippies qui jouaient dans les coins de rue…mais avec le temps, on a commencé à nous respecter…en fait, à l’heure actuelle, nous faisons toujours la même chose mais de manière amplifiée…des choses de la vie…nous ne cesserons jamais d’être des musiciens de bar… Comment s'est passé l'enregistrement de vos albums et comment se passe la création de ces albums, l’écriture des chansons et la composition des musiques, etc. ? “TRIPPIE TOWN”, on l’a fait avec les musiciens du quartier puisque le groupe n’existait pas encore…(2001/2002)…quelques chansons sont issus de CORRECAMINOS…et les autres, nous les avons joué dans la rue…“ALERTA BIHOTZA” on l’a réalisé en studio avec GAMBEAT en travaillant des heures et des heures afin d’obtenir un résultat…donc…ce fut un disque d’apprentissage…MIRANDO EL MUNDO AL REVES” fut le plus frais…puisque nous y avons repris la formation de rue et que nous avons enregistré les 13 chansons en 2 jours…nous adorons ce disque pour sa fraîcheur…nous l’avons composé en studio tout en gardant en tête que nous jouions dans un bar…“TUDO É POSSIBLE” est le “beau” frère de “ALERTA BIHOTZA”...nous l’avons également réalisé avec GAMBEAT…en studio mais avec l’expérience de “MIRANDO EL MUNDO AL REVES”... c.-a-d…avec la simplicité et la douceur du studio…et la puissance de la scène…et enfin...”10”...c’est un disque pour lequel nous n’avions aucun engagement par avance…nous l’avons simplement fait comme nous le sentions…et nous aimons beaucoup le résultat parce que nous avons travaillé tranquillement en pensant à chacune des notes et à chaque mot que nous enregistrions…j’espère qu’à l’écoute, il générera le même calme qu’il a généré en nous… Pour ma part, les meilleurs albums du groupe sont "Trippie Town", un album incroyable, chargé d’influences diverses provenant de vos pays respectifs, puis "Mirando el mundo al revés" avec des titres sublimes et enfin, "Tudo é Possible", un vrai bonheur, cet album est musicalement et techniquement le plus abouti... Alors peux-tu nous parler de ces différents albums, leurs influences et leurs phases de création ? Tous nos disques sont à la fois différents…mais semblables !!!...le message est toujours le même…la musique reste toujours de la musique populaire…peut-être que ceux sont ces deux facteurs qui font que nous nous sentons pareils qu’au premier jour, il y a 10 ans…ce qui est vrai, c’est qu’on note surtout une évolution au niveau sonore… Comment ont été perçus chacun de vos albums par le public et les professionnels ? Notre public nous a toujours démontré…durant ces 10 ans…que cela se passe bien quand nous faisons de la musique…il y a des choses qui plaisent à certains et des choses qui plaisent à d’autres…on ne peut pas plaire à tout le monde…surtout que notre public se renouvelle continuellement…certains cessent de venir nous voir pendant 2 ans et puis ils réapparaissent…c’est normal…c’est pareil pour nous avec les groupes que nous aimons…l’important, c’est que le message soit toujours le même…ceux qui comprennent ça, savent que c’est la même chose pour nous de jouer “ALMAS REBELDES” version punk ou cumbia…pour ce qui est des professionnels…à partir de “TUDO É POSSIBLE”, ils ont commencé à nous prêter davantage d’attention…mais nous n’avons jamais pris ce facteur en considération…le plus important a toujours été notre ressenti à la fin de l’enregistrement de nos disques…si ils ne nous plaisent pas, ils ne peuvent pas plaire aux autres… En ce qui vous concerne, quel est le disque que vous préférez ? Cette question, c’est comme si je te demandais…“quel enfant, tu aimes le plus???”…tous !!!...chaque disque en son temps fut le meilleur que nous pouvions donner par conséquent nous les aimons tous !!! Depuis le départ, le groupe privilégie les rapports fraternels et passionnels avec son public, jouant partout en Europe et au-delà, comment vivez-vous ses rencontres avec votre public et comment se préparent ces concerts ? Si on n’y va pas pour les “amis” qui viennent à nos concerts, notre travail n’a pas de sens…nous jouons de la musique pour partager des moments avec eux…peut-être qu’on ne sait pas qui nous écoute…mais, à la fin des concerts, quand on a la chance de parler avec le public, la magie de la communication opère…en général, ils viennent nous remercier pour l’énergie…et nous leur en sommes reconnaissants…c.à.d que… nous avons l’impression d’être des alchimistes pour tous ceux qui assistent à nos concerts…nous changeons l’état des choses…même si ce n’est que pour une seconde…cela donne beaucoup de force…cela donne envie de continuer encore et encore…jamais, nous ne pourrions laisser cela de côté…partager des sensations est la plus belle des choses que puisse vivre un être humain…chaque concert, nous le préparons comme le dernier…jamais, nous ne savons qui gagnera la partie à l’avance…alors même s’ils nous arrivent parfois d’être fatigués et malades, nous laissons tout cela derrière nous pour assurer au mieux sur scène…le public le mérite bien… Vous célèbrerez votre 1O° anniversaire dans quelques mois. A cette occasion, un album verra le jour, peux-tu nous parler de ce nouveau disque ? “10” est notre 5ème disque…en 10 ans!!!...c’est un disque simple…positif…et à la différence des autres, la pierre basale du message est le mot “AMOUR”...nous croyons que par ces temps qui courent, c’est la seule chose qui puisse sauver les “AMES REBELLES”... Grâce à toi, Leo (Grand Merci), j'ai eu la chance de l'écouter et je peux te dire que cet album est incroyable, d'une immense richesse au niveau des arrangements. La première impression que j'ai eue en l'écoutant : Génial ! Ils sont revenus à l'ambiance de "Trippie Town". Alors, cet album, c’est un retour aux sources ? Comment s'est passé la phase d'écriture pour ce 5° opus intitulé "10"? En réalité, c’est vrai que nous sommes revenus à nos débuts…c’est comme si on entreprenait un deuxième tour par le même circuit…nous avons ressenti l’énergie de TRIPPIE TOWN pendant le travail…(d’ailleurs, 2 des bases sont celles de TRIPPIE TOWN)...nous avons tenté d’introduire à l’intérieur, des choses issus de nos 4 précédents albums et nous pensons y être parvenus…nous sommes très heureux du résultat...“LA VIDA EMPIEZA OTRA VEZ”... A la première écoute, on note la présence de cuivres, comme, par exemple, la trompette, ce qui donne à l'album, une sacrée puissance. Pourquoi ne pas prévoir un trompettiste sur scène pour la prochaine tournée, vous y avez pensé ? Ce serait génial de mettre des trompettes…des trombones…le problème, ce sont les gens…mener un rythme comme celui de CHE*SUDAKA est très compliqué…nous faisons 100 concerts par an, dans pas moins de 20 pays…tout le monde ne peut pas le supporter…à cela s’ajoute notre budget qui est limité…nous sommes un groupe “under”...c.à.d…que ceux qui jouent bien disent que nous payons peu…et ceux qui sont chargés de bonnes ondes…ne jouent pas bien…Là est la question…d’ailleurs, on ne sait jamais ce qui peut arriver…Il y a peu de temps, DANI est entré dans le groupe…le nouveau batteur est l’exemple type du musicien qui laisse à penser que tout est possible…nous aimons sa façon de jouer et il est chargé de bonnes ondes… Les titres de cet album sont vraiment superbes, alternant moments festifs et d'autres plus émouvants. Cependant, on note que ce disque est plus basé sur l'émotion, qu’en penses-tu ? C’est un disque 100% émotion !!! C’est vrai qu’il s’agit de musique festive…nous sommes revenus à la musique d’Amérique Latine…et d’AFRIQUE !!!...cette musique qui te permet de “DANSER EN PENSANT”... Pour votre 1O° anniversaire, avez-vous l’intention d’organiser une rencontre particulière avec votre public ? La prochaine tournée sera l’occasion de célébrer nos 10 ans…chaque nuit, nous aurons l’impression de célébrer le premier tour (seulement…hahaha)…ce que nous célèbrerons en 2012 c’est notre 1000ème concert…nous verrons à l’avenir où nous le célèbrerons mais c’est un concert qui laisse libre cours aux festivités… Depuis 10 ans, vous jouez partout dans le monde. D’ailleurs, vous avez joué en duo (Leo et Kachafaz), au Japon, durant le mois d’octobre dernier. Comment s'est passé votre escapade en pays nippon ? Qu'est-ce qui vous a donné envie de partir jouer là-bas ? Chaque jour, nous recevons des messages de gens du monde entier qui nous demandent d’aller jouer dans leur pays…donc…chaque fois qu’on le peut, nous le faisons…mais nous ne pouvons pas toujours y aller tous ensemble compte-tenu des dépenses…mais cela nous importe peu…ce qui est important, c’est d’être présents…c’est ce qui s’est passé pour l’URUGUAY…le CHILI…l’ARGENTINE… c.à.d que…nous aimons allés à la rencontre des gens dans leurs propres pays !!!...pour ce qui est du JAPON…le contact s’est fait par le biais d’un groupe important de Tokyo qui nous a recommandé de les écouter…les RUB A DUB MARKET...nous les avions rencontrés à BARCELONE, l’année passée…ils nous ont poussés à préparer notre voyage…et la vérité, c’est qu’en une semaine, nous avons fait des tas de choses…6 concerts… !!! ...en premier lieu, l’anecdote amusante fut que ROGUE…notre manager a joué du cajón !!!...et la seconde surprise, c’est qu’un backing band de Tokyo a joué avec nous… !!!...ils connaissaient toutes nos chansons…!!!...le public était hallucinant…ce sont de très bons hôtes…à TOKYO, ils aiment JOE STRUMMER…donc, le message est arrivé jusque-là…Eté 2012, nous y retournerons avec tout le groupe…c’est un autre rêve qui s’accomplit !!! Vous avez aussi fait beaucoup de concerts dans notre région : la Bretagne (BZH). Qui vous a donné le surnom "La bombe de Barcelone" ? Si je ne me trompe pas, votre premier concert a eu lieu dans un bar à Saint-Brieuc en 2OO5, non ? Quels sont vos meilleurs souvenirs en Bretagne ? Notre premier concert en Bretagne a eu lieu sur le FESTIVAL DU BOUT DU MONDE en 2004…sur la scène CABARET…accompagné de GAMBEAT…et le premier contact fut fantastique…!!!...à cette époque, on ne jouait pas encore sur d’aussi grands festivals …donc le premier impact a été mortel…le jour qui a suivi le concert…le journal du coin disait de nous... “CHE*SUDAKA...LA BOMBE DE BARCELONE!!!”...ca nous a beaucoup apporté…parce qu’à cette époque, on ne croyait pas autant en nous-mêmes…ce fut une belle reconnaissance….ensuite…en 2005, on est revenu sur le FESTIVAL BOUT DU MONDE mais sur la grande scène…et puis, nous avons réalisé une tournée d’une semaine à travers la Bretagne…nous sommes passés par MONCONTOUR...TREBRY...PLOERMEL...PLOZEVET...ST.NICODEME...ST.BRIEUC...y LA ROCHE BERNARD...et puis, il y a eu aussi le FESTIVAL DES TERRES-NEUVAS, à BOBITAL…un autre beau souvenir en Bretagne…où nous avons joué après MARILYN MANSON… !!!...une situation étrange…hahaha Justement, en parlant de la Bretagne, vous avez réalisé un projet avec les élèves du Lycée Rabelais, à Saint-Brieuc en 2009. Une expérience absolument fabuleuse pour eux ! Participez-vous à des projets similaires à Barcelone ? L’expérience avec les jeunes de RABELAIS fut fantastique !!!...en trois jours d’ateliers, nous avons réussi à composer 2 chansons à partir des paroles que les élèves avaient préparées…et le dernier jour, nous les avons jouées tous ensemble en live…c’était fabuleux !!! nous avions déjà joué dans bon nombre de lieux (prisons, centres sociaux)…mais nous n’avions jamais réalisé un travail comme celui-là…après cette expérience...en 2010, nous avons réalisé quelque chose d’identique avec les jeunes de la FUNDACION COMTAL…un centre d’aide pour les enfants situé dans un quartier de Barcelone…et nous avons réussi à atteindre l’objectif fixé…ce qui fut intéressant, c’est que nous avons pu enregistrer la chanson en studio et la mettre sur une compil en ALLEMAGNE…la compil s’appelle LUCHA AMADA…et c’est une compilation de bienfaisance…j’espère que nous aurons l’occasion de renouveler l’expérience à l’avenir, parce qu’on apprend beaucoup de choses dans ce genre de cas… Vous vous investissez beaucoup sur le plan associatif, peux-tu nous parler de projets tels que "Radio Nikosia" ou "Radio la Colifata" ? RADIO LA COLIFATA...et RADIO NIKOSIA...sont deux projets du même type rassemblant des gens qui aux yeux de la société sont considérés comme des “FOUS”...et qui par le biais de la RADIO nous démontrent que les FOUS, ceux ne sont pas eux…mais bien nous…le premier contact avec eux s’est fait par le biais de MANU…qui a compilé des chansons de musiciens de rue de Barcelone et de l’audio de la RADIO LA COLIFATA dans un même album appelé “LA COLIFATA”...dès lors, nous avons réalisé un documentaire avec le réalisateur CARLOS LARRONDO portant sur la situation de la RADIO qui émet depuis l’ HOPITAL BORDA de BUENOS AIRES…en 2008, nous avons eu la chance d’aller jouer là-bas, à la fiesta COLIPARTY…dont tous les bénéfices ont été reversés aux COLIFATOS...Ce fut un moment inoubliable !!!...et, nous avons connu RADIO NIKOSIA par les colifatos…qui est un projet similaire, basé à Barcelone…chaque fois que nous le pouvons, nous faisons des choses avec eux…parce que ceux sont réellement de grands communicants…ca vaut la peine de leur prêter de l’attention…parce que dès qu’on les connaît…la vie n’est plus la même… Quels sont vos projets pour les mois qui viennent, qu’ils soient musicaux ou associatifs ? Pour l’heure…le 1er décembre…nous mettrons notre nouvel album « 10 » en téléchargement gratuit sur notre site Internet …en remerciement du soutien que nous avons reçu ces 10 dernières années…ensuite…le WINTER TOUR 2012 est désormais armé…nous avons 40 dates de confirmées pour la période de janvier à avril…nous passerons par L’ESPAGNE…LA FRANCE…L’ALLEMAGNE…L’AUTRICHE…LA HOLLANDE…LA SUISSE…LA HONGRIE…LE DANEMARK…LA SUEDE…et pour la première fois, LA NORVEGE....et sur notre temps libre, nous donnerons très certainement un coup de main, ici et là…c’est notre sport favori… Leo, un grand MERCI à toi pour m'avoir accordé cet entretien pour le blog "The sky is the limit". Merci beaucoup à Delphine également pour la traduction. Ah ! Justement, peux-tu nous parler de votre rencontre avec Delphine et de sa collaboration en ce qui concerne les traductions françaises des infos, etc. relatives au groupe CHE SUDAKA ? DELPHINE est une amie qui s’est proposée de nous filer un coup de main pour tout ce qui concerne la langue française…étant donné que personne de nous ne la parle…PUTAIN!!!...(j’espère que nous aurons l’occasion de nous y mettre très rapidement parce que nous avons très envie d’en savoir plus sur les problèmes que génère l’ami SARKO – NON !!!...)...Tout simplement, merci à elle…j’espère que nous continuerons à construire des choses ensemble !!!... Merci encore… Maintenant, je te laisse conclure cette interview qui me tenait à coeur depuis très longtemps... Tout simplement, merci, STEPHANE…à toi et à tes beaux enfants…qui dans un futur proche porteront très certainement notre drapeau…le drapeau de la PAIX…de l’UNITE…et surtout…LE PLUS FORT DANS CE MONDE…L’AMOUR… !!! ARRIBA LA VAINA HASTA KE CHOKE CHINA KON AFRIKA!!!! |
UN ENORME MERCI A LEO POUR AVOIR PRIS DE SON TEMPS... ET UN ENORME MERCI A DELPHINE POUR LA TRADUCTION, CAR SANS ELLE CET ENTRETIEN N'AURAIT PAS PU AVOIR LIEU....
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LA VERSION ESPAGNOL
Entrevista a CHE*SUDAKA
¡Hola Leo!
¡Hola!!!
Bueno, tú y tu hermano “Kachafaz”, nacisteis en Argentina.
Bueno, tú y tu hermano “Kachafaz”, nacisteis en Argentina.
¿Puedes contarnos vuestra infancia allá y cómo empezasteis en la música?
Nuestra infancia fue una infancia muy feliz...nuestros padres trabajaban todo el día así que nosotros vivíamos en la calle con los amigos...jugando al futbol desde la mañana hasta la noche...en casa el único contacto con la música era la radio ya que nuestros padres no eran de escuchar música...el contacto con la música fue ya en la adolescencia...igualmente se nos quedo en los oídos y en la mente toda aquella música que escuchábamos de manera inconsciente
¿Por qué decidisteis dejar Argentina para venir a España?
A mi me paso lo siguiente...en el año 2001 se cumplieron 8 años tocando con mi grupo llamado “CORRECAMINOS” en Mar Del Plata...pero trabajaba de otras cosas para vivir... A diferencia de muchos inmigrantes la ida a Europa no fue por motivos económicos ya que mal que bien uno siempre conseguía un trabajo de cualquier cosa en Latinoamérica...justamente la decisión de venir a Europa fue debido a la impotencia que generaba ver que el lugar donde unos estaba no era el idóneo para desarrollar las cosas que soñábamos...la música como epicentro por supuesto...llevar tu vida en una mochila sin saber el destino te ayuda a liberarte de muchos prejuicios que antes tenias...no sabes adonde vas a dormir...si tu no tienes papeles...que problema vas a tener con la gente si ya eres un problema????...además...sabes que cantando una canción ya te sientes mejor y haces sentir mejor a tu entorno…elegimos ESPAÑA por el idioma básicamente…y BARCELONA de casualidad…
¿Puedes contarnos el encuentro con los otros componentes del grupo?
KACHAFAZ llego en agosto 2002 ya que como toda la vida estuvimos juntos yo lo extrañaba mucho así que le propuse que se venga...en 2 semanas estaba en Barcelona...fue el primer paso hacia lo que es la formación actual...a SERGIO lo conocimos en LA FUNDICIÓN...que era el local donde estábamos grabando las maketas del ALERTA BIHOTZA a finales de 2003...y el era el técnico de sonido...como se había ido nuestro teclista...GAMBEAT...que era el productor le propuso ser parte de CHE*SUDAKA...y el al vernos ensayar tantas horas de manera seria accedió a ser parte de la banda...para esto dejo su banda colombiana SINACA...de la que formaba parte JOTA...que a los 2 meses se vino también a CHE*SUDAKA ya que se había ido el guitarrista...CORDOBA llego en el 2006...luego de probar algunos bajistas...y luego de un duro comienzo se quedo y hoy es un símbolo de la banda...los 5 juntos formamos el espíritu de la historia...pero en el camino pasaron varios músicos por el grupo...cada uno en su tiempo fue importante...LUCKY (con quien llegue en 2001 y tocaba en la calle) ...KICHY...LISANDRO...MARCELO...CHIMBASS...ÁNTRAX... gracias a todos llegamos a cumplir 10 años!!!
¿Que quiere decir el nombre de la banda: CHE*SUDAKA?
La palabra “CHE” viene del idioma MAPUCHE que son los indígenas del sur de AMERIKA (MAPU = TIERRA / CHE = GENTE)...la palabra SUDAKA es la manera con la que los españoles fascistas nos llaman a los SUDAMERICANOS...es una palabra agresiva y discriminatoria a la que nosotros le cambiamos el sentido...o sea...estamos orgullosos de ser SUDAMERICANOS...orgullosos de ser SUDAKAS...utilizamos la IRONIA para dar vuelta la situación
¿Cómo pasó vuestra llegada a Barcelona, y cómo hicisteis al principio para vivir de vuestra pasión, la música?
Al llegar a Barcelona el 25 de marzo del 2001 comenzamos a tocar en la calle para vivir...ya que sin papeles era muy difícil trabajar...el primer día...haciendo 4 canciones en las ramblas ya teníamos para comer...y en 3 días para pagar el alquiler!!!...luego de eso la música paso a ser nuestro único trabajo...y así lo creímos...tocábamos todo el día...como cuando éramos niños jugábamos al futbol en la calle con los amigos...además... ser llamado “ilegal” te hace dar cuenta de que el montaje social es una mentira...a partir de sentirlo actúas de otra forma...escribes de otra forma...respiras de otra forma...sonríes de otra forma...te vuelves mas comprensivo...pero a la vez mas irónico...la utopia de creer que todos los seres humanos tenemos los mismos derechos y compromisos se vuelve real...la música es el detonante perfecto para expresar todas estas maneras de sentir sin explotar de rabia...cantando canalizas las cosas de una manera mas positiva...
Vosotros hicisteis lindos encuentros: Manu Chao, Gambeat…
¿Háblanos de estos dos encuentros y de sus influencias en vuestro trabajo?
A las 2 semanas de estar en Barcelona conocimos a MANU…en la calle por supuesto...y a los 15 minutos de conocernos...fuimos a la casa de KICHY...(nuestro percusionista de aquellos tiempos) y grabamos una versión de su tema “GIRAMUNDO”...a partir de ahí nunca mas perdimos el contacto...al día siguiente nos fuimos a jugar al futbol y así comenzó nuestra relación...música y futbol...nuestras pasiones!!!...luego comenzamos a ir a sus conciertos...y así surgió LA COLIFATA...un recopilatorio de bandas del barrio donde apareció nuestra canción “SIN PAPELES”...personalmente nunca me olvido de esa época...fue el comienzo del espíritu de CHE*SUDAKA...y MANU tiene mucho que ver ya que nos dio todo su apoyo y su buena onda!!!...además hizo la “PELUQUERIA MUSICAL” de nuestro primer álbum...”TRIPPIE TOWN”...el que luego repartió a mucha gente...y a día de hoy nuestra relación es la misma...de hecho hace 3 semanas nos invito a cantar en el concierto de “LA VENTURA” en Barcelona...un grande MANU!!!...sin su apoyo no hubiéramos podido entender muchas cosas...y conocer a mucha gente...como GAMBEAT...nuestro ZENZEI!!!...a GAMBEAT lo conocimos en los conciertos de RADIO BEMBA y le propusimos la producción de nuestro segundo álbum “ALERTA BIHOTZA!!!”... después de varios encuentros comenzamos a trabajar...y fue revelador trabajar con el...pasamos de ensayar 2 horas por semana a trabajar 8 horas por día en el local!!!...impresionante!!!...aunque en el principio fue muy duro ya que a algunos integrantes les costaba un poco entender la filosofía...de ahí vinieron cambios de integrantes...y la grabación de “ALERTA BIHOTZA!!!”...esa fue una época difícil ya que como trabajábamos tanto en el local no quedaban energías para ir a tocar a la calle entonces no teníamos dinero ya que había pocos conciertos...así que un día GAMBEAT trajo su contrabajo y salimos todos a tocar a la calle!!!...recuerdo que en 2 días juntamos como 2500 euros!!!...alucinante!!!...y así continuamos el trabajo...acabamos el disco...e hicimos un break en el trabajo...aunque seguimos trabajando juntos el directo...y retomamos el trabajo en conjunto en el “TUDO É POSSIBLE”...ya mas maduros...todos...fue mas lindo el encuentro...a pesar de que también hubo cambio de integrantes y mucho aprendizaje...pero el resultado nos lleno de alegría...GAMBEAT es un grande...sentimos que forma parte de CHE*SUDAKA ya que el creía en el proyecto mas que nosotros mismos...gracias a el aprendimos a sentir que nuestra labor como músicos es muy importante...tenemos un compromiso grande con la vida que hay que asumir como guerreros...eso se lo debemos a el...GRACIAS GAMBEAT!!!
¿Al principio, esto fue fácil darse a conocer en Barcelona?
Nosotros no somos conocidos en Barcelona...quizás somos conocidos en nuestro barrio...y nos conocen mas en otros sitios que aquí...al principio nos conoció mucha gente ya que tocábamos cada día en los trenes de cercanías...en el metro...y en la calle...era imposible que no nos vieras si pasabas por el Raval o el Gótico...igualmente en esa época no pensábamos en ser conocidos...siempre pensamos en buscarnos la vida...es nuestra profesión...
Los bares y la calle fueron un buen medio para emocionar a la gente con vuestra música.
¿Puedes hablarnos de esta experiencia?
¿Esto fue un elemento clave para encontrar vuestro lugar en Barcelona?
Lo bueno de ser músico callejero es que puedes tocar en acústico en cualquier lugar...sin sonido...sin micrófonos...sin nada...y eso te hace un todo terreno... igualmente...el ambiente del “ROCK MESTIZO”...nos veía como unos pobres hippies que tocaban en las esquinas...con el tiempo nos comenzaron a respetar...sin embargo hoy en día hacemos lo mismo pero amplificados...cosas de la vida...nunca dejaremos de ser músicos de bar...
¿Cómo pasó la grabación de vuestros álbumes y cómo pasa la creación de estos álbumes, la escritura de canciones y la composición de las músicas, etc.?
El “TRIPPIE TOWN” se hizo con músicos del barrio ya que todavía no existía la banda...(2001/2002)...algunas canciones eran de CORRECAMINOS...otras las tocábamos en la calle...El “ALERTA BIHIOTZA” se hizo en el estudio trabajando mucho con GAMBEAT...de hecho...fue un disco de aprendizaje...horas y horas buscando el resultado de las canciones...el “MIRANDO EL MUNDO AL REVES” fue el mas fresco...ya que cogimos la formación callejera y grabamos 13 canciones en 2 días...nos encanta este disco por su frescura...lo compusimos en el estudio pero haciendo de cuenta que estábamos en el bar...el “TUDO É POSSIBLE” es el hermano “bonito” del “ALERTA BIHOTZA”...también lo hicimos con GAMBEAT...en el estudio pero con la experiencia del “MIRANDO EL MUNDO AL REVES”...o sea...la simpleza y la dulzura en el estudio...el power en el escenario...y por ultimo...”10”...un disco donde no tuvimos ningún compromiso de antemano...solo hicimos lo que sentimos...y el resultado nos gusta mucho ya que hemos trabajado tranquilos y pensando cada nota y cada palabra que grabamos...ojala al que le escuche le genere la misma calma que nos genera a nosotros...
Por mi parte, los mejores álbumes del grupo son "Trippie Town", un álbum increíble, cargado de influencias diversas que provienen de vuestros respectivos países, luego "Mirando el mundo al revés" con temas sublimes y por fin, "Tudo é Posible", una felicidad real, este álbum es musicalmente y técnicamente lo más acertado...
Todos nuestros discos son diferentes...pero a la vez se parecen!!!...el mensaje siempre va en la misma dirección..la música siempre es música popular...quizás esos dos factores hacen que nos sintamos igual que el primer día 10 años después...lo que si es verdad es que se nota la evolución sobre todo en el sonido...
¿Cómo han sido percibidos cada uno de vuestros álbumes por el público y los profesionales?
El publico que nos sigue siempre nos ha demostrado...durante los 10 años...que se la pasa bien cuando hacemos música...hay cosas para unos y cosas para otros...no se puede agradar a todo el mundo....de hecho nuestro publico se va renovando siempre...algunos dejan de venir a vernos por 2 años y luego reaparecen...es normal...a nosotros nos pasa con las bandas que nos gustan...el factor importante es que el mensaje siempre es el mismo...entonces...los que entienden eso comprenden que es igual si tocamos “ALMAS REBELDES” por punk o por cumbia...en el caso de los profesionales...a partir del “TUDO É POSSIBLE” nos empezaron a prestar un poco mas de atención... igualmente nunca tuvimos en cuanta ese factor.... lo mas importante siempre fue nuestra sensación al acabar los discos...si no nos gusta a nosotros no puede gustarle a nadie...
En cuanto a vosotros, cuál es el disco que preferís?
Esa pregunta es como si yo te pregunto... “a que hijo quieres mas???”...a todos!!!...cada disco en su momento fue lo mejor que podíamos entregar así que nos gustan todos!!!
¿Desde el principio, el grupo privilegia las relaciones fraternales y pasionales con su público, jugando por todas partes en Europa y más allá, cómo vivís sus encuentros con vuestro público y cómo se preparan estos conciertos?
Si no fuera por los “amigos” que vienen a nuestros conciertos nuestro trabajo no tendría sentido...tocamos música para compartir momentos con gente...quizás no sabes quien te escucha...pero cuando al final de los conciertos se da la chance de hablar con el publico aparece la magia de la comunicación...por lo general vienen a agradecerte la energía...y en realidad nosotros somos los agradecidos...o sea...todos los presentes nos convertimos en alquimistas...cambiamos el estado de las cosas...aunque sea por un segundo...eso da mucho poder...muchas ganas de continuar...nunca podremos dejar eso de lado...compartir sensaciones es lo mas bonito que puede vivir el ser humano...cada concierto lo preparamos como el ultimo...nunca sabemos que ganaremos el partido hasta que lo ganamos...eso hace que aunque a veces estemos cansados o enfermos dejemos todo para hacerlo bien...el publico lo merece cada noche...
Vosotros celebraréis vuestro 1O° aniversario en algunos meses. ¿En esta ocasión, un álbum saldría a la luz, puedes hablarnos de este nuevo disco?
“10” es nuestro 5to disco...en 10 años!!!...es un disco simple...positivo...y a diferencia de los otros la piedra basal del mensaje es la palabra “AMOR”...creemos que en los tiempos que corren es lo único que puede salvar a las “ALMAS REBELDES”...
Gracias a ti, Leo (Mil gracias), tuve la posibilidad de escucharlo y puedo decirte que este álbum es increíble, de una inmensa riqueza al nivel de arreglos musicales. La primera impresión que tuve escuchándolo: ¡Genial! Volvieron al ambiente de "Trippie Town". ¿Entonces, este álbum, es una vuelta a los orígenes?
¿Cómo pasó la fase de escritura por esto 5° Opus con el título "10"?
En realidad es verdad que volvimos al principio...es como si estuviéramos comenzando una segunda vuelta por el mismo circuito...sentimos la energía del TRIPPIE TOWN durante el trabajo...(de hecho 2 bases son del TRIPPIE TOWN)...intentamos introducir cosas de los 4 discos anteriores dentro de este y creemos que lo logramos...estamos muy felices con el resultado...“LA VIDA EMPIEZA OTRA VEZ”...
A la primera escucha, se nota la presencia de cobres, como, por ejemplo, la trompeta, lo que da al álbum, una potencia sagrada. ¿Por qué no prever a un trompetista en escena para la próxima gira, pensasteis en eso?
Seria buenísimo poner trompetas...trombones...el problema siempre es la gente...llevar el ritmo que lleva CHE*SUDAKA es muy complicado...hacemos 100 conciertos al año en mas o menos 20 países...no cualquier persona lo aguanta...a eso súmale que nuestro presupuesto es limitado...somos una banda “under”...o sea...los que tocan bien dicen que pagamos poco...los que tienen buena onda...no tocan bien...ese es el tema...igualmente nunca se sabe...ahora mismo entro al grupo DANI...el nuevo batería y es un ejemplo que hace pensar que todo es posible...nos gusta como toca y tiene buena onda...
Los temas de este álbum son realmente excelentes, alternando momentos festivos y otros más emocionantes. Sin embargo, se nota que este disco está más basado en la emoción, ¿Qué piensas en eso?
Es un disco 100% emoción!!!...es verdad que la música es festiva...rescatamos la música de Latinoamérica...y de AFRIKA!!!...esa música que te permite “BAILAR PENSANDO”...
¿Para vuestro 1O° aniversario, tenéis la intención de organizar un encuentro particular con vuestro público?
La próxima gira será el motivo de celebración de los 10 años...cada noche sentiremos que estamos celebrando la primera vuelta (solamente..jajaja)...lo que si celebraremos en 2012 es nuestro concierto numero 1000...ya veremos donde lo celebramos pero ese es un numero que invita al festejo...
Desde hace 10 años, vosotros tocasteis en cualquier parte del mundo. Por cierto, tocasteis a dúo (Leo y Kachafaz), en Japón durante el pasado mes de octubre. ¿Cómo pasó vuestra escapada al país nipón? ¿Qué es lo que os dio envidia de salir a tocar allá?
Cada día...nos llegan mensajes de gente de todo el mundo que nos pide que vayamos a su país a tocar...entonces...cada vez que tenemos la posibilidad lo hacemos...de hecho...no pudimos ir todos por el gasto económico...pero eso no nos importa...nos importa estar presentes...ya estuvimos de la misma forma en URUGUAY...CHILE...y ARGENTINA...o sea...queremos conocer a la gente en su casa!!!...en el caso de JAPÓN...el contacto fue con una gran banda de allí que recomendamos que escuchen...los RUB A DUB MARKET...a los que conocimos en BARCELONA el año pasado...ellos se pusieron a trabajar en nuestro viaje...y la verdad es que en una semana hicimos muchísimas cosas....6 conciertos...!!!...la anécdota divertida fue en primer lugar que ROGUE...nuestro manager toco el cajón!!!...y la segunda sorpresa fue que había una backing band de Tokio que toco con nosotros...!!!...se sabían todas nuestras canciones...!!!...el publico fue alucinante...están con muchas ganas de recibir visitas...en TOKIO aman a JOE STRUMMER...así que esta todo dicho...la escuela llego hasta ahí...en el verano 2012 volveremos con toda la banda...otro sueño que cumplir!!!
También, hicisteis muchos bolos en nuestra región: Bretaña (BZH). ¿Quién os dio el sobrenombre "bomba de Barcelona"? ¿Si no me equivoco, vuestro primer concierto tuvo lugar en un bar en Saint-Brieuc en 2OO5, no? ¿Cuales son vuestros mejores recuerdos en Bretaña?
Nuestro primer concierto en BRETAÑA fue en el FESTIVAL DU BOUT DU MONDE 2004...en el escenario CABARET...ahí nos llevo GAMBEAT...y el primer contacto fue fantástico...!!!...en esa época no tocábamos en festivales tan grandes...así que fue un primer impacto letal...al día siguiente del concierto...el periódico local decía...”CHE*SUDAKA...LA BOMBA DE BARCELONA!!!”...nos causo mucha gracia...pues nosotros en esa época no creíamos tanto en nosotros mismos...fue bonito el reconocimiento...luego...en 2005 volvimos al FESTVAL DU BOUT DU MONDE pero al escenario grande...además hicimos una gira de una semana por la Bretagne...pasamos por MONCONTOUR...TREBRY...PLOERMEL ...PLOZEVET... ST.NICODEME...ST.BRIEUC...y LA ROCHE BERNARD...luego ya en 2007 otro recuerdo bonito en bretaña fue le FESTIVAL DES TERRE-NEUVAS...en BOBITAL...donde tocamos luego de MARILYN MANSON...!!!...situación extraña...jajaja
Justamente, hablando de Bretaña, realizasteis un proyecto con los alumnos del Liceo Rabelais, en Saint-Brieuc en 2009. ¡Una experiencia absolutamente fabulosa para ellos! ¿Participáis en proyectos similares en Barcelona?
La experiencia con los chicos del RABELAIS fue fantástica!!!…en tres días de talleres logramos componer 2 canciones con letra de los alumnos…y el ultimo día tocarlas en directo juntos…fue fabuloso!!!…si bien habíamos tocado en muchos sitios…(cárceles…centros sociales)…nunca habíamos hecho un trabajo similar…luego de esa experiencia…en 2010 hicimos algo similar con los chicos de la FUNDACION COMTAL …un centro de apoyo a niños de un barrio de Barcelona…también logramos el objetivo…lo bueno fue que en esta oportunidad pudimos grabar la canción en estudio y meterla en un recopilatorio de ALEMANIA…el recopilatorio se llama LUCHA AMADA…y es un compilado benéfico…ojala en el futuro podamos repetir la experiencia ya que se aprende mucho con estas cosas…
¿Os invertís mucho en el terreno asociativo, puedes hablarnos de proyectos tales como "Radio Nikosia" o "Radio la Colifata"?
RADIO LA COLIFATA...y RADIO NIKOSIA...son dos proyectos hermanados de gente que a los ojos de la sociedad están vistos como “LOCOS”...y por medio de la RADIO pueden demostrarnos a todos que los LOCOS no son ellos...somos nosotros....con ellos el primer contacto fue a través del MANU...que de hecho junto en el recopilatorio LA COLIFATA las canciones de los músicos callejeros de Barcelona con los audios de la RADIO LA COLIFATA...a partir de ahí se grabo un documental realizado por CARLOS LARRONDO que explica la situación de la RADIO que transmite desde el HOSPITAL BORDA de BUENOS AIRES...en el años 2008 tuvimos la buena suerte de ir a tocar a BUENOS AIRES en la fiesta COLIPARTY...a beneficio de los COLIFATOS...fue un momento inolvidable!!!...a traves de los colifatos conocimos a RADIO NIKOSIA...que es un proyecto similar pero basado en Barcelona...con ellos cada vez que podemos hacemos cosas conjuntas...ya que son grandes comunicadores de la realidad...vale la pena prestarles atención...después de conocerlos...la vida nunca mas será igual...
¿Cuáles son vuestros proyectos para los meses que vienen, que sean musicales o asociativos?
De momento…el 1 de diciembre…pondremos a descarga gratuita en nuestra web el nuevo álbum « 10 »…en agradecimiento al apoyo recibido en estos 10 años…luego…el WINTER TOUR 2012 ya esta armado…tenemos 40 fechas confirmadas desde enero hasta abril…pasaremos por ESPAÑA…FRANCIA… ALEMANIA…AUSTRIA…HOLANDA…SUIZA…HUNGRIA…DINAMARCA…SUECIA… y por primera vez NORUEGA…en los tiempos libres seguramente estaremos dando una mano donde nos llamen…es nuestro deporte favorito…
Leo, MIL GRACIAS a ti por haberme concedido esta entrevista para el blog "The sky is the limit". También, muchas gracias a Delphine por la traducción. ¡Ah! Justamente, puedes hablarnos de vuestro encuentro con Delphine y de su colaboración en lo que se refiere a las traducciones francesas de las informaciones, etc. relativas al grupo CHE*SUDAKA?
DELPHINE es una amiga que se ofreció a darnos una mano en todo lo que es frances...ya que ninguno de nosotros lo habla...PUTAIN!!!...(ojala pronto podamos aprender porque nos quedamos muchas veces con las ganas de saber mas sobre los problemas que genera el amigo SARKO – NO!!!...)...solo palabras de agradecimiento hacia ella y ojala sigamos construyendo cosas en conjunto!!!...
Gracias de nuevo…
Ahora, te dejo concluir esta entrevista que tenía mucha importancia para mí desde hace mucho tiempo.
Solo palabras de agradecimiento STEPHANE...para ti y para tus hermosos niños...que en un futuro no muy lejano seguramente llevaran nuestra bandera...la bandera de la PAZ...de la UNIDAD...y sobre todo...LO MAS FUERTE DEL MUNDO...EL AMOR...!!!!
ARRIBA LA VAINA HASTA KE CHOKE CHINA KON AFRIKA!!!!





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